Andy Warhol ne s'effondre pas parce qu'il ne se met jamais debout
Infos pratiques
du Vendredi 9 Avril 2010 au Samedi 10 Avril 2010 20:30 - 20:30
1 rue de la biche
30000 Nîmes
Description
« Je n’ai pas de mémoire. Je suis comme un magnétophone sur lequel il n’y aurait que la touche effacer » affirmait Andy Warhol. Aussi, chaque matin, et ce pendant les quinze dernières années de sa vie, à 9h, téléphonait – il à sa secrétaire Pat Hackett pour lui raconter ce que la veille, il avait fait, vu, entendu, dit, vécu, peint, les endroits où il était allé, les pensées qu’il avait eu. Il y avait là comme une quête, un espoir douloureux, de ne pas laisser échapper le temps. Se souvenir quoi qu’il en coûte.

C’est cette affirmation qui a guidé Denis Lanoy dans sa mise en scène, et c’est après avoir lu ce journal, et l’avoir laissé reposé en lui, qu’il a interrogé sa mémoire, de ce dont il se souvenait. Cela n’est pas une conférence d’histoire de l’Art, ni une performance, le propos n’est ni illustratif, ni biographique, même s’il a recomposé une parole warholienne, qui serait aussi un peu la sienne, Denis Lanoy a construit autour de l’idée assez simple de la peur, de la disparition, de l’oubli.

D'après le journal d'Andy Warhol. Adaptation et mise en scène de Denis Lanoy, avec Vincent Leenhardt

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